SKIFFCUP 2019 #1

November 13, 2019

 

Manu souhaitait de nouvelles têtes, c’est chose faite ! Bienvenue aux petits nouveaux !

Après un bon week-end sportif, me voilà bien assise confortablement dans mon nouveau canapé dans ma nouvelle ville à Pornichet… Car j’ai le plaisir de vous annoncer que je suis la nouvelle équipière de mon nouvel équipier de vie. Parenthèses fermées, je ne suis pas là pour raconter mes péripéties amoureuses mais plutôt nos péripéties nautiques.

 

Mercredi je quitte mon Morbihan avec mes valises sous le bras et je file à toute vitesse vers Pornichet, je n’oublie pas de mettre bien au-dessus des cartons ma combi rose, mes gants roses et mon coupe vent rose flambant neuf… Qui a dit que sur un bateau on était moins girly ? !

 

Jeudi matin, 8h : le réveil sonne, il faut se lever, il fait froid, il pleut et devinez quoi il va falloir aller mettre les pieds dans l’eau et même la tête (ça je pensais miraculeusement y échapper, il faut dire que je vois mon Thomas comme un barreur de l’extrême, genre lui ? Il ne dessale jamais, ah oui et puis on peut aussi chappoter, hein ?, ça veut dire quoi ça ? ). « Ma petite bienvenue dans l’aventure des bateaux qui se retournent, moi j’étais plutôt bien sur les J70, les minis… et encore mieux en croisière sur le Westerly Merlin de mes beaux-parents ».

 

Donc je reprends, on attèle le bateau, on met de l’essence, on gonfle les pneus, un monsieur roule sur notre bouchon de roue de remorque et en sort un de sa poche de jean comme par magie. Peut-être le thème du week-end « Magique ». Et c’est parti pour plus de 5h de route à ruminer, « mais pourquoi je fais ça ? Et si je suis nulle ? Et comment on fait une fois qu’on s’est retournés dans l’eau ? Est-ce qu’il y a des requins dans un lac ? … Grrrrr « Allez stop, dors un peu Cindy ». D’ici quelques heures à la tombée de la nuit je serai sur ce bateau qui me fait tant peur. Faut dire que ça fait quelques temps que je me repose sur le canapé en face des cadres photos d’Arthur et de Thomas, même que je dors avec le bateau en face du lit (le 4000 encadré, Arthur encadré par la même occasion). D’ailleurs merci Arthur « oh Cindy, t’inquiètes pas, à Sanguinet y’a jamais de vent !). Est-ce que c’était un complot pour je me lance dans l’aventure et pour éviter le « si j’aurai su je serais pas venue » ?

 

17h30 : 4000 à l’eau, moi en combi, les pieds dans l’eau, il est l’heure de s’élancer. Tout le monde sort de l’eau et vient nous saluer, et moi j’ai envie de crier « HELP, ne le laissez pas m’amener ! »

Trop tard et puis de toute façon je dis rien, donc tout le monde à l’air content de me voir embarquer, que grand bien leur fasse. Moi je déteste le temps, je n’aime plus le bateau et ma combi me gratte ! « Maman !!! » Et hop me voilà sur le bateau « baisse la dérive, remonte là, rebaisse là, remonte, tire, pousse, viens là, pousses toi,… » et BAM on tape un banc de sable, aie aie aie, j’ai mal à mon mollet quelque chose a craqué, wahou génial ça commence bien. Un petit 10 nœuds au près, il faut aller au trap’, oui oui ce truc où tu es suspendu le cul en l’air et parfois dans l’eau. Je n’y arrive pas, je peux pas, mes pieds sont collés sur le bord du bateau, je dois vraiment monter sur ce truc tout fin dont on doit compter les trous ? NOOOOON, ça y est je suis nulle, je pleure, je veux rentrer. On rentre ! Je suis en colère ! On ne va pas s’inscrire à la course, la honte !

 

On en reparle pas, mon barreur me rassure et le sujet est clos, on ne s’inscrit pas. Après une douche chaude et quelques bières, je me détends et au lit !

Vendredi matin : On va s’inscrire (histoire de payer l’inscription et faire vivre le club de Sanguinet) puis on prépare le bateau. Puis bon on va réessayer, sait-on jamais si cette fois-ci j’ai un déclic et on me prépare tel un pantin (ou une poupée, oui c’est plus jolie une poupée) et c’est parti, pas le temps de comprendre ce qui m’arrive que je suis au trap’ à 6 trous, 3 gueuses et ça file, faut dire que c’est le début de la tempête Amélie avec ses rafales à plus de 20 nœuds. On prend le départ, je suis à l’aise mais qu’est-ce qui s’est passé dans la nuit ? Je prends du plaisir sur l’eau, je souris et je saute partout comme un gazelle. Miracle !

Une première manche tranquille sans spi, le bateau et moi on apprend à se connaître, il est doux et patient, le barreur aussi !

Sur notre route on double quelques bateaux le dos dans l’eau, je prie silencieusement pour que cela ne nous arrive pas…

Fin de cette toute première manche et je suis rassurée malgré la météo et les meilleurs qui ont dessalés (mais je me dis que c’est parce qu’ils étaient sous spi et tire sur leur machine bien plus que nous). Mais en fait, je n’avais pas bien réalisé, c’est chouette d’avoir été au trapèze, d’avoir terminé une manche mais maintenant nous aussi va falloir lancer le spi. Oh nooon ! Encore un truc stressant. C’est donc sur cette deuxième manche qu’il est temps d’envoyer la super méga grande voile toute fine. Et hop, je suis au trap et je règle même le spi, quel bonheur ! J’en redemande pour un troisième tour et un quatrième ! Je suis fière comme un paon et j’aime à nouveau mon petit copain…

Oui oui, faut dire que Thomas m’avait proposé de rentrer après la troisième manche mais ça c’était avant qu’il ne se rende compte de mon côté guerrière de mer.

Je sais que mon barreur est un compétitif et un habitué des départs serrés et je culpabilise un peu de l’obliger à regarder ses petits copains devant. Dommage pour lui. Puis finalement je me prends moi même au jeu.

 

 On rentre, pas de dessalages au compteur. #tropfière mais aussi #jaitropmalpartout

 

On échange autour d’une pasta partie, quel bonheur d’être au chaud, de manger, de partager et de refaire la course. Ca y est je suis de la famille. Tout le monde est au petit soin et me félicite.

 

Samedi : Dur réveil, je ne peux plus marcher, je ne sens plus mes deux petits doigts de main... Mais qu’importe je veux y retourner ! Arrivée au club, je pars me changer et je croise Antho qui me demande si nous allons sur l’eau, naïvement et toute contente je réponds :

« oui, pourquoi ? »

Antho : « Ils annoncent beaucoup de vent ! »

Thomas n’a pas l’air stressé, donc go, je ne me pose pas de question puis bon maintenant qu’on est habillé et ici, on y va, on verra bien. De toute façon depuis que je sais que je fais cette régate je n’ai pas osé regarder les fichiers météo pas même pour mon Virtual Regatta.

Une manche, deux manches, fatigués mais dans le jeu, troisième manche, le vent monte un peu trop (25nds), on se regarde avec Thomas et on décide de ne pas se lancer sur la dernière manche. On fait bien, même les plus aguerris, Cédric et Antho, Yannick et Loïc, Micka et son fils Sam ont trouvé ça très très sportif. Content de nous, on va pouvoir enfin souffler et boire un petit coup !

 

Au compteur cette fois, nous n’avons pas échappé à 3 dessalages, bon bah comme ça c’est fait ! Je sais à quoi m’attendre désormais. Il paraît que d’habitude il ne fait pas si froid et qu’il n’y a pas autant de vent, alors j’ai hâte la prochaine régate !

 

Un grand merci à cette petite famille 4000iste qui m’a accueilli bien chaleureusement. Je suis heureuse d’être dans la compèt’, et moi la débutante soyez assuré que vous aurez une concurrente novice mais acharnée !!!

 

Merci à mon équipier pour sa patience et à bientôt les copains !

Cindy – Equipière FRA 4414 – Bravo

 

 

 

 

 

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